L’écriture comme thérapie
Il y a des jours où je me demande pourquoi j’écris.
Est-ce pour être lue ? Pour vider quelque chose ? Pour transmettre ?
Et est-ce que ce que j’ai à dire vaut d’être entendu, lu, partagé ?
Je n’ai pas de réponse. Mais j’écris quand même.
🌿 J’écris depuis longtemps (même si j’ai souvent arrêté)
Petite, j’avais repris le prénom de l’héroïne de Superman.
Je m’appelais Loïs, dans mes histoires.
J’en ai commencé des dizaines. Des cahiers entiers.

Pour la petite histoire :
Il a quelques années, je suis venue à bout d’un livre. je ne pensais pas que celui-ci serait du genre moins de 18 ans.
Mamie cosy l’aurait bien apprécié par contre
J’écris par élan, par phases, par surgissements.
Et j’ai toujours avec moi un carnet. Ou plusieurs.
Et une trousse avec des stylos 4 couleurs Bic, bien rangés.
📚 J’écris parce que ça me pose
Quand les pensées tournent en rond, quand l’émotion déborde ou que le silence devient pesant… écrire me réinstalle quelque part.
Ça ne me soigne pas toujours, mais ça me contient.
Ça me donne une place dans mon propre monde.
🧵 J’écris parce que je crois aux petites choses
Je n’ai pas de grandes vérités à dire.
Mais parfois, une phrase surgit, une idée, une scène…
Et je me dis que si elle a résonné pour moi, elle pourrait résonner pour quelqu’un d’autre.
Et ça suffit.
💡 J’écris parce que je ne sais pas faire autrement
J’ai essayé d’arrêter. De me dire “à quoi bon ?”
Mais c’est plus fort que moi. Même si je n’en fais rien.
Même si mes textes dorment dans des fichiers nommés “à trier”.
🕯️ Et puis il y a cette période.
Il y a peu, je suis tombée dans ce qu’on appelle une dépression sévère.
Un mot trop simple pour un état trop profond.
Un état qui m’empêche de travailler, de sortir, de vivre normalement.
Un état qui, parfois, fait si mal que je voudrais disparaître pour ne plus le sentir.
Je fais ce qu’il faut. Les soins. Les rendez-vous. Les attentes.
Mais cette saleté ne part toujours pas.

Alors j’écris.
Pas pour être sauvée.
Mais pour ne pas couler tout à fait.
💌 Et si on écrivait… pour une seule personne ?
Parfois, je m’imagine que j’écris pour une amie imaginaire.
Ou pour la moi d’il y a dix ans.
Et soudain, ça devient simple. Je ne cherche plus à convaincre, à réussir, à vendre.
Je cherche juste à transmettre un peu de douceur.
Je ne sais pas si un jour j’écrirai un livre entier.
Mais pour le moment, je continue à remplir mes pages.
Parce que j’ai peut-être, moi aussi, quelque chose à dire. Même petit.
Et toi… tu écris ?
Rose 🌹
Ce texte fait partie de mon “Carnet d’écriture” : un espace de réflexion intime, sans vocation professionnelle ou commerciale.


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