Pourquoi lire, ou relire « Les confessions d’une accro du shopping en 2025 »
J’ai tellement de choses à vous dire que je ne sais pas par où commencer.
Sorti en 2000, ce roman de Sophie Kinsella a donné naissance à l’une des héroïnes les plus délirantes de la littérature contemporaine.
Dans Confessions d’une accro du shopping, elle met en scène Becky Bloomwood, une héroïne à la fois attachante et follement dépensière.
Si vous avez lu le livre, vous êtes sûrement tombés sous son charme.
Et si vous saviez le nombre de fois où je l’ai relu !
Pourquoi ? Parce qu’il est franchement incroyable. C’est le livre parfait pour se détendre : une vraie comédie feel good à l’anglaise.
Mais attention : sous ses airs de roman léger, typique de la chick-lit, l’autrice aborde des sujets bien plus sérieux.
Si vous aimez les comédies pétillantes, les héroïnes un peu gaffeuses mais terriblement humaines, et les virées shopping pleines de rebondissements… ce livre est pour toi.
Mais d’abord, parlons de Rebecca. Mon héroïne préférée.
Rebecca, passionnée de shopping et héroïne touchante.
Vous êtes fans de Bridget Jones ? Vous ne pourrez qu’aimer Rebecca. Elle est drôle, voire carrément hilarante. Mais elle est profondément humaine.
Elle a conscience de ses démons. Le livre parle à la première personne, on a donc accès à toutes ses pensées. Et croyez-moi c’est un pur bonheur.
Extrait du livre :
« J’ai l’impression d’avoir effectué le parcours du combattant. Je pense que le shopping devrait figurer dans les risques cardio-vasculaires. Mon coeur ne bat jamais aussi fort que lorsque je vois un panneau « soldé à 50 % ».
Une héroïne pleine de charme… et de contradictions
D’abord, elle dépense trop. Elle ment, tout le temps, même à ses parents. Mais elle ment, surtout à son banquier, Derek Smeath. Elle arrive toujours à se mettre dans des situations impossibles. Mais elle s’en sort toujours. Parce qu’elle reste humaine, et responsable, malgré son addiction. Elle essaie pourtant de reprendre le contrôle. Ce mélange de bonne volonté sincère et de contradictions hilarantes, c’est tout Rebecca.
Extrait du livre :
« Les deux monstres inséparables, la honte et la panique, tambourinent dans ma tête. »
Son métier…Ironie ou malice ?
Peut-être et sûrement un génie malicieux de la part de l’autrice, Sophie Kinsella, qui joue sur le contraste entre les achats compulsifs de notre Becky et son métier.
Car, figurez-vous que Rebecca est journaliste. Pour l’instant, rien de spectaculaire. Mais là où on ne peut pas s’empêcher de sourire, c’est qu’elle tient la rubrique…
J’ai presque envie de dire « roulement de tambour » pour maintenir le suspense…Elle tient la rubrique « Réussir votre épargne ». Même là en l’écrivant, j’ai un sourire aux lèvres. Et vous, qu’en pensez-vous ? C’est plutôt bien jouer de la part de l’autrice ? Elle a réussi à nous faire sourire, ou pour vous ce n’est pas crédible ?
Les amis de Becky : un défilé haut en couleur.
Autour de Becky gravitent des personnages tout aussi savoureux. Entre extravagance parfois, et surtout beaucoup de tendresse.
Tout d’abord Susan, dit Suze.
Becky habite chez elle, en colocation…On peut dire gracieusement, car elle a toujours du retard dans le paiement de loyers.
Ce qui les a réunis dans un premier temps, c’est l’amour du shopping. Mais Suze a les moyens, elle vient d’une famille aristocratique.
Et pourtant son amie est toujours présente pour elle.
Tarquin, cousin de Suze.
Ce jeune homme est du genre gentleman farmer, peu séduisant, et surtout très timide. Il est amoureux en cachette de Becky…Mais il ne se passera rien entre eux.
En revanche, elle pourra toujours compter sur lui.
Derek Smeath…Le banquier le plus patient d’Angleterre.
Personnage important du livre, car c’est avec une relance de sa part que s’ouvre le roman.
Derek Smeath est poli, obstiné, patient. Très patient. Il veut aider Rebecca. Mais celle-ci, ne fait rien pour arranger les choses. Du moins au début du livre.
Le passage où Becky se réfugie chez ses parents, en leur disant qu’elle se fait harceler est du pur délire. Tout ça parce qu’elle avait rendez-vous avec lui, et ne voulait pas y aller.
Luke…Ou comment on entre dans le livre romanesque.
Sa rencontre avec Luke, est drôle, surtout quand il lui demande de parler en finnois à un client. Langue qu’elle ne parle pas, mais comme d’habitude elle a menti. Je vous laisse découvrir le contexte.
Pour reparler de Luke. Il fera changer Rebecca. Ou l’amour fera changer Rebecca. Un petit foulard vert dont on parle au début du livre, aura toute une symbolique et viendra tout bouleverser.
Et vous, vous pensez que l’amour peut changer les gens ?
Les travers d’une société de consommation.
Sophie Kinsella décrit avec beaucoup de tendresse, et d’humour, la société de consommation, voire de surconsommation.
Petit exemple typique : achat utile ou consommation excessive ?
Rebecca a lu que pour faire des économies, il fallait noter dans un carnet, ses dépenses et ses rentrées d’argent.
Ni une, ni deux, le lendemain elle se retrouve dans le grand magasin, genre Galerie Lafayette, au rayon papeterie. Oh, regardez ce mignon carnet, elle n’en a pas des comme ça. Et puis ce stylo ! Il est trop mignon !
Pour elle c’est un investissement mais grâce à cet achat elle fera des économies !
Sophie Kinsella, avec l’accro du shopping, ne juge pas. Ne donne pas de leçon de moral. C’est simplement un roman qui se lit comme on déguste un bonbon…Sans modération.
En conclusion
Lire ou relire Confessions d’une accro du shopping, c’est se plonger dans un genre à part entière : la chick-lit.
Chick-lit, ou lecture pour poulette, est un genre souvent moqué. Mais avec le recul on comprend qu’il a été sous-estimé.
Il a offert à toute une génération de lectrices, des héroïnes modernes, imparfaites, drôles et malgré tout vulnérables. Bridget Jones est venue avant Becky Bloomwood. Après elle, sont venues Carrie Bradshaw…Notre belle et sa troupe d’amies. Andy Sachs du Diable s’habille en Prada, et tant d’autres visages de femmes qui jonglent entre carrière, amours, amitiés, angoisses existentielles… et robes en solde.
Ce petit trésor qu’est, l’Accro du shopping a ouvert la voie à cette littérature féminine décomplexée, drôle, piquante, mais jamais creuse.
Car derrière l’humour et la légèreté, Sophie Kinsella parle de sujets profonds : le rapport à la consommation, à la dette, à l’image de soi. Elle le fait sans juger, en créant une héroïne qu’on a envie de secouer… mais surtout d’aimer.
Le livre a eu un tel succès qu’il a été adapté au cinéma.
Alors, si vous cherchez un roman feel good, drôle, addictif, à glisser dans votre sac de plage cet été…
Becky Bloomwood nous embarque dans 9 aventures hautes en couleur, entre shopping frénétique, maladresses hilarantes et cœur en pagaille.
De Londres à Hollywood, elle grandit, trébuche, rit (beaucoup), aime (parfois trop)… et on adore la suivre. 💜










Je pense qu’on a tous, au fond de nous, un petit bout de Becky. D’ailleurs, quand la frénésie d’acheter nous prend, on devrait se dire : “Becky, sors de mon corps.”
Et vous, vous faites quoi pour freiner vos pulsions d’achat ? (Attention : les carnets, les stylos 4 couleurs, les foulards verts, les chaussures, les sacs à main et les lunettes de soleil… ne comptent pas 😄)
Merci de m’avoir lue.
Rose 🌹
Écrivez-moi en commentaires ce que vous avez pensé de l’article, et surtout si vous avez lu le livre.
Entre accro de Becky on va pouvoir s’en donner à cœur joie.


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